Homélie du dimanche 2 juin 2019 | 7ème dimanche de Pâques

Chers frères et sœurs,

Vous avez déjà certainement entendu le dicton en latin, « Homo Hominis Lupus est » ; « l’homme est un loup pour l’homme ». C’est un dicton employé par un écrivain romain, Plautus, en 195 av. J-C. dans une comédie « Asinaria ». Plus tard ce dicton a été repris par plusieurs autres auteurs modernes. Peut-être allons-nous ignorer telles remarques, car trop anciennes ou pas significatives pour le temps moderne. Alors, jetons un regard sur les guerres injustes d’aujourd’hui, sur les violences perpétrées contre femmes et enfants, sur la distribution disproportionnée des biens du monde et encore beaucoup d’autres choses.

Regardons l’époque de Jésus. Hérode a fait massacrer tous les enfants jusqu’à deux ans en vue d’éliminer Jésus ; les parents de Jésus ont dû fuir en Égypte pour sauver la vie de Jésus. Hérode a payé la danse de sa fille avec la tête de Jean Baptiste. Chaque juif devait payer des impôts de toutes sortes pour survivre sur le territoire romain. Jésus a vécu dans une période d’injustice sociale, d’exploitation des pauvres ; ne parlons pas d’accès aux soins médicaux ou de droit commun, ou d’éducation. Nous avons entendu dans la première lecture comment les juifs ont assassiné Etienne en jetant les pierres. Jésus est né et a grandi dans une société assez tragique.

Aujourd’hui nous avons entendu Jésus prier pour l’unité. Le dimanche passé, nous avons parlé de la relation de la communion que Jésus veut établir entre lui et le croyant. Jésus veut demeurer chez le croyant.

Aujourd’hui Jésus veut parler de la relation de la communion entre les êtres humains. Jésus veut qu’il y ait une manière de vivre ensemble. Que l’homme ne devienne pas un loup pour l’autre. Après avoir mangé avec ses disciples, il leur a lavé les pieds, ensuite il a passé un temps de partage où il leur a donné la loi d’amour comme principe de vie. Enfin, il prend un petit temps de prière. Il prie son Père, “que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous, eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé”. Jésus aime voir une vraie fraternité dans le monde, construite sur le modèle de cette relation entre lui et le Père.

C’est notre défi aujourd’hui. Est-il possible de construire une vraie fraternité ? Est-il possible de construire une société d’amour ? Le vrai amour c’est de donner plus que ce qui est juste. Dans la deuxième lecture tirée du livre de l’Apocalypse de Saint Jean parle de la deuxième venue de Jésus.  Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il aura  fait… Heureux, ceux qui lavent  leurs vêtements pour avoir droit aux fruits de l’arbre de vie…”. Je ne veux pas vous faire peur. Je ni juge ni condamne personne. Mais Saint Jean nous lance un défi de construire un monde fraternel, où tous soient un.

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.