Homélie du dimanche 29 avril 2018 | 5ème dimanche de Pâques

Chers frères et sœurs,

La société humaine est maintenue par des relations. Nous savons très bien que le succès d’une société dépend de l’harmonie et de la cohérence entre les membres, le développement d’un état dépend de la cohérence et l’harmonie entre les citoyens, le joie et la paix dans une famille dépendent également de l’harmonie entre les membres de la famille. Plus la relation est soudée entre les membres  plus la famille deviendra  le lieu de où les membres ressentiront l’amour et la fraternité. S’il en est ainsi dans la société humaine, la relation harmonieuse entre Dieu et l’homme  lui apportera la joie et la paix. Lorsque l’être humain vit en communion avec Dieu, il/elle ressentira l’ harmonie dans sa vie.

Jésus aujourd’hui en nous donnant la parabole du vignerons, vigne et sarments nous parle de cette relation harmonieuse qui peut exister entre Dieu et l’homme. Pourquoi la vigne? La Bible emploie les symboles tirés de l’expérience humaine pour conduire vers l’ au-delà de ce qui est exprimable. L’une des cultures la plus ancienne chez le peuple d’Israël était la culture de la vigne. Ainsi, dès le temps de l’Ancien Testament, les saints écrivains employaient l’exemple de vigne pour parler de la relation entre Dieu et le peuple d’Israël. Nous lisons dans le livre du prophète Jérémie: « Moi, je t’avais plantée, vignoble de choix, tout entier en cépage franc. Comment as-tu dégénéré en vigne inconnue aux fruits infects?  (Jr 2,21) ».  Le peuple d’Israël est appelé la vigne de Dieu. Dans le livre de la Genèse Jacob bénit Isaac en disant, “que Dieu te donne de la rosée du ciel, du froment et du vin nouveau en abondance” (Gn 27, 28).

Aujourd’hui nous avons entendu Jésus qui utilise le symbole de la vigne et les branches. C’est pour dire que Jésus parle de quelque chose que ses compatriotes comprenaient très bien. Pour le peuple d’Israël, Dieu est le vigneron et le peuple est sa vigne. Mais Jésus va un peu plus loin: il se met entre  Dieu, le vigneronset la vigne, les disciples ou les croyants, tout ceux qui ont accepté Jésus. Jésus invite ses disciples à une nouvelle relation: c’est d’être en lien avec lui, en communion avec lui,  comme les sarments, les branches sont attachées à la plante.

Pour montrer cette relation d’attachement, d’amitié, de communion entre Jésus et les disciples Jésus emploie un mot  « demeurer »,menein, en grec. Demeurer est le contraire de « partir, quitter », ce qui veut dire « rester dans un lieu, tenir bon, résister, attendre de pied ferme, ne pas changer la place ». Le mot est employé par Jean 40 fois dans son évangile. Il nous invite à regarder  notre relation avec Jésus avec  un autre œil, quelle est ma relation avec Jésus ?

Jésus nous invite à demeurer en lui ; ce qui veut dire, établir une relation étroite avec lui. Personne d’autre dans le monde a invité ses adeptes à établir une telle relation avec son maître. C’est pourquoi nous disons que la foi chrétienne est en engagement personnel avec Jésus Christ. La foi chrétienne est un attachement du croyant à Jésus. Le croyant s’attache à Jésus parce qu’il trouve que les principes de vie que Jésus propose, sont vrais et que ces principes lui permettront de vivre en harmonie avec soi-même et avec les autres, il sait qu’en s’attachant à Jésus, Jésus va le conduire vers le Père, et encore que Jésus qui pardonne ses péchés, le conduira vers le Père.

En participant aux rencontres des END, j’ai entendu des beaux partages entre les couples. Vous les mariés, maris et femmes, vous vivez la présence de l’autre si fortement dans l’amour et dans l’harmonie. Si la relation humaine apporte une telle merveilleuse joie, combien encore plus forte sera notre relation avec Jésus qui nous habite, qui nous accueille, qui nous pardonne, qui nous aime.

Dans la première lecture nous avons entendu l’exemple de Paul qui a vécu une telle relation avec Jésus. Dans la deuxième lecture, c’est encore la communauté chrétienne de saint Jean qui nous partage une telle expérience. Prions pour cette grâce pour vivre une telle amitié avec Jésus, et demeurer en lui.

 

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